Salaire minimum à 200 gourdes.Cinq Dollars

Des Nouvelles - May 19 2009, 3:18 PM

De Vernet Larose:
"L'opposition manifestée par les sous-développeurs à la loi, initiée
par le député Stephen Benoit, qui fixe désormais le salaire minimum à
200 gourdes, correspond à leur rôle qui consiste à conserver le pays
dans sa place et son rôle au titre de pourvoyeur de force de travail à
bon marché, taillable et corvéable à merci.

La lecture du rapport de la Banque mondiale sur Faire des affaires en
Haïti-Doing Business in Haiti 2009- renforce les facteurs qui
motivent leur opposition.

En effet, des 10 indicateurs de la Banque,
il n'y a que dans celui relatif au statut de la force de travail, où
le pays est classé au 35me rang sur 181"economies": faciliter
d'engager et de congédier les travailleurs, dans tous les autres, il
est, soit proche des 3 chiffres, Paying Taxes,91, Enforcing Contracts,
92, soit dans les 3: Doing Business, 154,Starting a Business, 176,
Dealing with Construction Permits,126, Registering Property, 128,
Getting Credit, 145, Protecting Investors, 164, Trading Across
Borders, 146, Closing a Business, 153. (disponible site Banque
mondiale)
Les investisseurs, contrairement aux idées dominantes qui tablent sur
le capitalisme commercial et l'aide publique au
développement, constituent les acteurs stratégiques du développement du
capitalisme.

Toute croissance, qui bascule au développement, repose
sur des échanges systémiques entre des firmes qui s'associent de la
force de travail ne vue de créer
un marché interne et des niches tournées sur le marché international.

Alors, pourquoi le capitalisme est-il rachitique dans ce pays, faible
taux de pénétration du rapport salarial?

Où se loge la classe
stratégique?

Pourquoi ne peut-elle faire correspondre ses intérêts, le
développement du capitalisme, avec un État qui contribue à créer les
conditions politiques et sociales, particulièrement dans le secteur
des biens publics?

Mieux, de ne pas avoir manifesté une opposition aussi ferme en ce qui
concerne la corruption, cette perception qui éloigne les
investissements directs étrangers(IDE), de ne pas prendre des
dispositions en vue d'éliminer les obstacles au développement du
secteur privé?

Qu'est-ce à dire?

Ces obstacles ne les concernent pas, Business as
usual, qu'ils font avec, car ils continuent à concentrer les 50% du
revenu national, même si cette classe ne représente que 10% de la
population.

D'ailleurs, l'instabilité politique, Le Conseil de
sécurité,l'APD les consolident: les barrières à l'entrée, aux IDE,
sont davantage barricadées:interdit de séjour.

Certes la Banque fournit une assistance au centre de facilitation aux
investissements pour que le score puisse s'améliorer; ce n'est que de
la frime.

C'est une décision politique: la nation doit demander des
comptes aux sou-développeurs."

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