The Best For Mother's Day 3

La Lionne - May 8 2008, 4:02 PM

Une toile pour ma femme
Femme-peinture,
Femme-musique,
Femme-poésie
Aux mille toisons de tes charmes, je dédie
Cette toile intemporelle des maîtres!
Michel-Ange,
Ah ! Ta splendeur des fresques de Sixtine !
Et parmi ces icônes immortelles ; éberluantes fanfreluches à tes galbes de nymphes,
Ta frimousse fait frémir les voûtes de mon temple,
Tu es une piéta vivante aux parois des frissons, aux mamelons des pastels + Ah ! Consumantes transcendances !
De Vinci,
Le génie créateur se pâme à tes pieds d'émeraude-arc-en-ciel
Et tu sculptes, mieux que la Joconde, l'inimitable chant d'hirondelle,
Et, sourire des tréfonds, ta bouche d'étoile est plus sensuelle
Que des gémissements d'ange traversant ma peau et ma toile.

Mondrian,
Toute l'abstraction d'une peinture savante aux perles du rêve
N'évoque qu'en maigre part, ton indessinnable beauté, volute d'or !
Et tu danses dans mon ciel par ta grâce d'azur !
O ! Miel de tes hanches à ta ruche de chair !
Van Gogh,
Tel le champ de blé aux corbeaux,
Tu es une lande, une source dont je voudrais être l'oiseau ivre.
Et, comme le peintre excentrique, je t'offrirais volontiers mon esgourde
Pour savourer ta voix d'éther, rubis de sang,
Sève-brise de ma verdeur de Myrte multicolore,
Ta voix ! Refuge contre les loups anthropomorphes !
Picasso,
Comme le gigantesque Guernica en exil,
Mon c"ur s'exile en tes murs ; et, rien que par ta fêlure de femme-échancrure,
Je suis force sidérale, comète vivante et charnelle
Soleil renouvelé qui te contemple !
Ah ! Ta dévorante flamme, féminine ardeur des idylles, saillies chaudes, érectiles
Toi ! Reine des mille et infinies brisures !
Mère des aurores, de corps et de c"ur,
Tu travailles ma transe à tes portes d'ange-luxure
Luxuriance des vrilles incarnates, danses vulvaires
Tu es pégase des passions qui fracassent, forces jouissives, éjaculatoires
Comme le clair-obscur de Rembrandt
Tu bricoles le mystère d'extase, envergues mes traits à tes espars spumeux de vague
Comme Matisse, tu es fauve qui dévore mes sens
Et tu happes mon ceps dans ta valse envoûtante,
Ah ! Ton aura de lune, quasar sanguinolent des mers galactiques
O ! Perle prenante, obsédante, poignante incarnation-pulsar de ton corps en rut.
Auteur:
Camille Loty Malebranche
Pavarotti - Ave Maria - Schubert


France Gall - Si maman si

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